Référendum CO22

La réforme de CO22 a été élaborée, sans qu’une analyse détaillée et complète du système actuel ait été effectuée, sans réelle consultation des enseignants, sur la base de statistiques lacunaires, et sans interaction avec les chercheurs sans avoir été testée dans le cadre d’un projet pilote pour identifier les besoins, les écueils et les ajustements à réaliser avant un déploiement à grande échelle. Le temps doit être donné de régler les questions encore ouvertes de manière à mettre sur pied un modèle d’enseignement basé sur les savoirs pédagogiques actuels.

Une réforme inaboutie au détriment de tous les élèves :

 

Un système de formation est trop précieux pour être modifié dans la précipitation. Or, la réforme de CO22 a été élaborée :

  • sans qu’une analyse détaillée et complète du système actuel ait été effectuée pour éviter de reproduire les mêmes erreurs,
  • sans prise en compte des résultats des recherches et expériences dans le domaine de l’hétérogénéité/homogénéité,
  • sans réelle consultation des enseignants,
  • sur la base de statistiques lacunaires, et sans interaction avec les chercheurs
  • sans avoir été testée dans le cadre d’un projet pilote pour identifier les besoins, les écueils et les ajustements à réaliser avant un déploiement à grande échelle.

 

Les arguments pour le référendum :

 

Les changements imposés au Cycle d’Orientation ont été trop nombreux pour qu’un degré d’enseignement aussi crucial dans le parcours des élèves ait à faire les frais d’un nouveau bricolage. La réforme CO22 laisse des questions aussi essentielles que celles de l’évaluation et des moyens d’enseignement sans réponse. Le projet de formation des enseignants à la mixité intégrée souffre en outre d’un manque total de crédibilité.

 

Le temps doit être donné de régler les questions encore ouvertes de manière à mettre sur pied un modèle d’enseignement basé sur les savoirs pédagogiques actuels qui :

  • permette à chaque élève de développer toutes ses compétences,
  • en finisse avec la vision binaire des « bons » et des « mauvais » élèves,
  • soit le fruit d’une vaste consultation avec les acteurs concernés,
  • mette en place les modalités d’un test avec des indicateurs de réussite à analyser avant un déploiement à grande échelle.

 

Nous remercions la population genevoise de son soutien à cette référendum qui a été accepté par 50,83% des votants.

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