La politique est une question d’idées. Le PVL invite le PLR à faire preuve d’un minimum de cohérence face aux grands défis qui attendent la Suisse ces prochaines années.

La politique est une question d’idées. Le PVL invite le PLR à faire preuve d’un minimum de cohérence face aux grands défis qui attendent la Suisse ces prochaines années.

Quel avenir le PLR souhaite-t-il pour notre Canton ? Autrefois humaniste, le PLR, ce parti dont une des valeurs fondamentales autoproclamées serait la liberté pour chacun de choisir son avenir, semble de plus en plus prompt à légitimer un discours UDC pourtant à l’opposé de ce qu’il affirme défendre.

 

Le PLR a décidé – comble de l’ironie à la suite d’un débat sur l’importance des relations avec l’Europe en présence du secrétaire d’Etat Alexandre Fasel – de soutenir le candidat UDC Lionel Dugerdil pour l’élection complémentaire au Conseil d’État, malgré la présence d’un candidat plus expérimenté, Xavier Magnin, issu du bloc centriste et soutenu par les milieux économiques, notamment la FER. Le PLR affirme que les divergences avec l’UDC sont principalement nationales mais que les deux formations s’entendent bien au niveau cantonal.

 

Ce discours, répété à l’envi, est inaudible. Au niveau cantonal, le PLR s’engage, comme le PVL, pour un Canton attractif et économiquement dynamique. Les initiatives soutenues et lancées par l’UDC paupériseraient notre Canton et plongeraient Genève dans un chaos en cas d’acceptation. L’opposition de l’UDC au Bilatérales III, sa volonté de limiter l’immigration à tout prix malgré la pénurie de main-d’œuvre, son incapacité à accepter que la Suisse tire une part essentielle de sa prospérité de ses bonnes relations avec l’Europe sont autant de facteurs qui devraient rendre tout soutien à cette formation rédhibitoire. Les milieux économiques sont catégoriques : l’employabilité et nos relations avec l’Europe sont les plus grands enjeux des prochaines années. Or, l’UDC dans son initiative pour une Suisse à 10 millions appelle ouvertement à sortir de l’ensemble des accords bilatéraux. La légitimation qu’offre le PLR aux idées de l’UDC en soutenant son candidat à l’exécutif face à un candidat qui plaide l’ouverture à l’aune de votations cruciales est particulièrement regrettable.

 

En répétant l’absence de désaccord avec l’UDC au niveau cantonal, le PLR écarte plusieurs points. Sa ministre, Nathalie Fontanet, a pris les devants de manière inspirante sur le dossier de la Genève internationale, rappelant les engagements de la Suisse et Genève face à la crise que connait le multilatéralisme. La réponse de l’UDC ? Lancer un référendum contre ces propositions de soutien. Que penser alors du PLR lorsqu’il décide de soutenir un candidat UDC qui a ouvertement attaqué le soutien à la Genève internationale il y a quelques jours encore et l’identité même de l’humanisme genevois porté par James Fazy ?

 

Autre exemple : l’initiative de l’UDC sur la proposition d’immunité de la police : une atteinte directe à l’état de droit auquel le PLR – fort heureusement – s’oppose.

 

La légitimation de l’UDC dessert toute la politique et le PLR en tête. Dans chaque Canton où ce parti s’est rapproché de l’UDC, il n’a fait que renforcer cette formation au détriment de lui même. Nous réitérons donc notre invitation au PLR à se rappeler des différences fondamentales entre la droite ultraconservatrice à travailler à l’avenir avec le bloc centriste, actuellement composé du PVL et du Centre, dans une nouvelle entente afin de donner plus de force à nos idées commune pour une Genève ouverte, dynamique, humaniste, libre et riche en opportunités.

 

CONTACTS

Aurélien Barakat, Président

Michel Roche, Secrétaire général / ge@vertliberaux.ch