Des Bains du Rhône pour se rafraîchir en ville (IN-8) (PR-1715-A rapport de commission)
Avec l’initiative « Pour la création des Bains du Rhône » (IN-8), les Vert’libéraux ont souhaité répondre à l’augmentation des épisodes de canicule et au besoin croissant d’accès à l’eau en milieu urbain. Genève possède une longue tradition de bains publics, y compris sur le Rhône, aujourd’hui disparue, que cette initiative propose de réinterroger à l’aune des enjeux contemporains.
Le Conseil municipal a ainsi accepté, suite à son étude en commission de l’aménagement et de l’environnement, l’ouverture d’un crédit d’étude de CHF 270’000.-, permettant de lancer une étude de faisabilité approfondie, en concertation avec le Canton et les services concernés, afin d’examiner les conditions techniques, environnementales, patrimoniales et sécuritaires d’un éventuel aménagement de bains publics sur le Rhône, ceci dans un périmètre situé entre le Pont du Mont-Blanc et le Pont de la machine.
Les Vert’libéraux saluent cette décision et sont confiants sur les conclusions de cette prochaine étude qui puisse permettre la mise en œuvre de ces Bains du Rhône de proximité situés au Centre-Ville de Genève.
Un réseau d’espaces ombragés pour lutter contre les îlots de chaleur (IN-9) (PR-1743 proposition du Conseil administratif)
En parallèle, l’initiative « Pour un réseau d’espaces de détente végétalisés et ombragés » (IN-9) propose la création de modules d’aménagement urbains pérennes, pour répondre à l’intensification des épisodes de fortes chaleurs en ville.
Le Conseil municipal a accepté l’ouverture d’un crédit de CHF 540’500.- destiné aux études pour ce projet. Celles-ci permettront d’étudier la conception d’un réseau structuré d’espaces favorisant la biodiversité, améliorant la qualité visuelle de l’espace public et renforçant le lien social à travers des lieux de repos et de rencontre en milieu urbain. Ce travail d’analyse servira à cibler en priorité les secteurs les plus denses et les plus exposés aux îlots de chaleur.
A noter ici que le Conseil administratif a attendu le 7 janvier 2026, « veille » du délai légal contraignant, fixé au 2 février 2026, pour soumission et vote du Conseil municipal, alors même que le projet aurait dû être proposé à ce dernier au plus tard le 14 avril 2025. Cette situation a obligé le Conseil municipal à voter sur le siège un texte imparfait qui répond que partiellement aux demandes de l’initiative et n’aura pas pu être traité en commission. Cette situation s’apparente clairement à un déni démocratique et à un non respect du cadre légal régissant le traitement d’une initiative populaire.
Les Vert-libéraux déplorent cette situation. Ils s’adresseront formellement à la Surveillance des communes pour relever et dénoncer cette situation totalement inacceptable.
Constatant qu’il vaut toujours mieux une étude pour une mise en œuvre même imparfaite d’une initiative, plutôt qu’un prolongement inutile et incertaine de la procédure, le groupe « Le Centre et Les Vert-libéraux » a soutenu la dite proposition du Conseil administratif. La section des Vert’libéraux de la Ville de Genève reviendra à lui pour lui rappeler le contenu de la dite initiative.
Des initiatives Vert’libérales qui font toutefois avancer Genève
Ces deux ouvertures de crédits d’étude constituent une étape concrète vers des projets attendus par la population dans un contexte de réchauffement climatique et de pression sur l’espace public. « L’acceptation de ces deux crédits d’étude montre que des propositions pragmatiques peuvent rassembler largement au-delà des clivages politiques », commente Yves Herren, chef de groupe Le Centre – Les Vert’libéraux.
Les Vert’libéraux en Ville de Genève dénoncent cependant la transmission hors délais légaux de la proposition du Conseil administratif sur ce deuxième objet, qui a empêché son renvoi pour traitement en commission. « Nous nous réjouissons du vote, mais il faut aussi rappeler que la proposition n’a été formulée que quelques jours des séances du Conseil municipal. Cette manière de procéder empêche le nécessaire débat parlementaire et pose question quant au respect des droits démocratiques », relève Boris Calame, président de la section Ville de Genève des Vert’libéraux.
Les Vert’libéraux s’engagent ainsi à suivre attentivement ces deux dossiers pour que ces projets, pour une ville plus durable, plus vivable et mieux préparée aux défis climatiques, puissent se concrétiser dans les meilleurs délais.